Financement participatif

Les Banques n’acceptent pas de financer aussi facilement toutes les natures d’investissements. Donnez-vous le droit d’investir avec le financement participatif.

 

Le financement participatif, ou crowdfunding en anglais, est le vocable utilisé pour décrire tous les outils et procédés de transactions financières faisant appel à une communauté de personnes en vue de financer un projet. Il s’est développé, depuis les Etats Unis, avec l’émergence des technologies digitales et des réseaux Internet.

Ce mode de financement désintermédié prend différentes formes lors de la souscription :

  • Don : il s’agit alors d’aider un projet à naître ou à prendre une dimension industrielle viable.
  • Equity : la somme d’argent est alors convertie en droits, soit en parts/actions pour intervenir au capital de l’entreprise, soit en avantages privilégiés (affectation d’une dotation de bouteilles pour le financement d’un vignoble, places de concerts ou de spectacles pour le financement d’une œuvre artistique….)
  • Lending : il s’agit dès lors d’un prêt avec des conditions de remboursement définis entre le porteur du projet et les prêteurs (particuliers ou entreprises).

Ce mode de financement se fait soit sans l’aide des intervenants traditionnels du financement (banques, sociétés financières…), soit en liaison avec eux (co-financement bancaire)

Le développement des plateformes (environ 350 en France en 2018, 2ème pays en nombre d’acteurs) s’est accéléré depuis la publication d’une réglementation d’octobre 2014 encadrant l’activité et les professionnels opérant.

En quoi le financement participatif permet-il d’investir là où les Banques hésitent à intervenir ?

 

Les banques sont souvent gênées pour financer certaines opérations d’investissement, en l’absence de visibilité sur les potentialités de succès du projet, et parce qu’elles utilisent des fonds dont elles ne sont que gestionnaires pour la plupart.

Or l’évolution technologique et les besoins d’investissements immatériels des entreprises, industrielles ou de services, privent quelquefois les Banques de l’existence d’une garantie réelle sur la nature même de l’investissement. Il y a toujours la possibilité de recueillir des garanties autres, mais l’entreprise ou ses dirigeants n’en disposent pas forcément, ou pas dans des proportions satisfaisantes pour prémunir le prêteur en cas de défaillance.

Le financement participatif permet d’intervenir alors soit en co-financement pour alléger l’importance du risque qu’accepterait néanmoins de prendre la banque, soit pour se substituer à elle.

 

Les prêteurs en financement participatif se positionnent en acteurs économiques plus concernés par l’idée ou la crédibilité des porteurs du projet.

Ils interviennent alors entre le ou les associés fondateurs et le prêteur financier bancaire. Ils acceptent de perdre tout ou partie de leur mise, en favorisant l’émergence du projet, soit par il est proche de leurs valeurs (proximité géographique, valeurs éthiques ou philosophiques, connaissance du porteur du projet…).

Du coup, les natures d’investissement, sous réserve de répondre aux contraintes légales et moralité financière, peuvent recouvrer différentes formes :

  • Achat/rachat de sociétés
  • Achat de brevets
  • Dépenses de recherches et développement
  • Création d’un département industriel ou commercial
  • Campagne de publicité ou de communication
  • Campagne de recrutement
  • Consolidation d’un fonds de roulement…..

Les start-ups resteront des cas toutefois spécifiques et l’implication financière du (des) fondateur (s) restera un indicateur qui sera regardé par les investisseurs, comme par les analystes de la plateforme de financement participatif qui fera la promotion du projet.